L'agriculture et l'OMC

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est née en 1995 et regroupe actuellement 150 pays. Elle a succédé à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), créé au lendemain de la seconde guerre mondiale (http://www.wto.org/indexfr.htm). Ce cycle devait initialement se conclure le 1er janvier 2005 mais les négociations se poursuivent toujours. L’OMC regroupe aujourd’hui 150 pays membres. Les négociations en cours à l’OMC dans le domaine agricole concernent trois points principalement :

  • l’accès aux marchés,
  • les subventions à l’exportation,
  • le soutien interne.

L’objectif de l’OMC est de créer un système commercial international fluide en éliminant tous les obstacles au commerce, que ce soit des tarifs douaniers élevés ou des restrictions sur le type de produits qu’on peut importer dans un pays. Par exemple, les Européens ne veulent pas importer de bœuf produit avec des hormones de croissance ou des produits agricoles issus du génie génétique (ce qu’on nomme habituellement les organismes génétiquement modifiés ou OGM).

Durant le dernier cycle de négociations de l’OMC, le cycle de l’Uruguay (1995-2001), on a, pour la première fois, abordé la question du commerce des produits agricoles. Les pays signataires ont alors convenu de réduire les obstacles au commerce des produits agricoles. Ils ont commencé à libéraliser ce commerce et convenu de continuer dans cette voie lors des prochains cycles de négociations.

En novembre 2001, au Qatar, les pays membres de l’OMC ont lancé le cycle de négociations de Doha. L’agriculture y est un des principaux enjeux. (http://www.wto.org/french/tratop_f/agric_f/agric_f.htm)

Le cycle actuel de négociations est marqué par des retards importants dans l’échéancier. Un accord-cadre a été adopté en août 2004 par l’ensemble des pays membres de l’OMC fixant les grands principes d’un éventuel accord final. Cet accord constitue le principal acquis des négociations jusqu'à présent. Depuis, les discussions portent sur les modalités précises d'un accord sur le commerce mondial, les pays n’arrivant pas à s’entendre sur les mesures permettant d’accroître l’accès aux marchés, de réduire le soutien interne et d’éliminer les subventions à l’exportation.