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Salle de presse — CommuniquésDIFFUSION IMMÉDIATE ‹‹ Retour aux communiqués NÉGOCIATIONS AGRICOLES À L’OMC LE GOUVERNEMENT CANADIEN DOIT S’OBJECTER RAPIDEMENT AU PROJET D’ACCORD DISCUTÉ À L’OMCLongueuil, le 29 juillet 2008 - « Le gouvernement canadien n’a toujours pas publiquement indiqué son opposition au projet d’accord à l’OMC, qui, dans sa version actuelle, ne prend pas en compte les demandes du Canada pour les productions sous gestion de l’offre et les met en péril » C’est en ces termes que le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) a dénoncé le mutisme du gouvernement Harper relativement au projet d’accord sur le commerce agricole développé derrières des portes closes vendredi soir par 7 puissances commerciales (Australie, Brésil, Chine, États-Unis, Inde, Japon, Union européenne). « L’UPA demande depuis samedi au gouvernement canadien d’annoncer publiquement qu’il refuse d’entériner le projet d’accord. Même s’il répète que sa position n’a pas changé, le gouvernement Harper n’a toujours pas explicitement exprimé qu’il ne donnerait son aval à un accord que s’il respectait les termes de la motion de la Chambre des communes. Il ne peut pas simplement rester passif et attendre, en espérant qu’un autre pays défende la position canadienne ou fasse achopper les négociations. Il doit passer en mode action et négocier les dispositions requises » a précisé M. Lacasse. La position de négociation canadienne, conformément à une motion unanime adoptée par la Chambre des communes en novembre 2005, est de n’accepter aucune réduction tarifaire et aucune augmentation de l’accès au marché des productions sous gestion de l’offre. Les producteurs maintiendront d’ailleurs leurs moyens de pression auprès des députés du Parti conservateur afin de s’assurer que le gouvernement canadien respecte les engagements qu’il a pris auprès de producteurs québécois et canadiens et s’objecte au projet d’entente dans sa forme actuelle. « M. Harper s’est toujours fait une fierté de respecter ses engagements, c’est maintenant qu’il doit en faire la preuve » a prévenu M. Lacasse. Le projet d’entente discuté actuellement à Genève prévoit d’importantes baisses de soutien interne, ce qui limiterait davantage la marge de manoeuvre du Canada et du Québec. Si rien n’est fait, compte tenu de la structure du soutien agricole canadien, un tel accord mettrait en péril le reste des secteurs agricoles québécois notamment les productions porcine, bovine, ovine et de grandes cultures. De l’autre côté, le projet d’accord imposerait des réductions des tarifs douaniers qui laisseraient libre cours au dumping, sur le marché canadien, de produits laitiers et avicoles étrangers subventionnés avec des conséquences désastreuses sur les productions laitières, de volaille et d’oeufs du Québec. Pendant ce temps, ce même projet d’accord permettrait à des pays comme les États- Unis de maintenir leurs importantes subventions agricoles en ne réduisant qu’une partie des subventions non permises. Pour les subventions permises, c’est le bar ouvert. Ainsi, les États-Unis devront limiter leurs subventions non permises à près de 15 milliards de dollars par année, soit le double du soutien qu’ils ont accordé à leur agriculture en 2007. Ils ont aussi adopté récemment un Farm Bill à hauteur de 300 milliards de dollars pour 5 ans. L’UPA indique que si le gouvernement canadien signait le projet d’accord actuel, il mettrait à risque plus de 40 % des recettes agricoles québécoises et, conséquemment, quelque 70 000 emplois directs et indirects à la ferme et dans la transformation. « La gestion de l’offre profite aux consommateurs, aux contribuables, aux transformateurs et aux producteurs du Québec et du Canada. C’est un modèle agricole équitable que le Canada doit défendre et promouvoir. Il offre aux consommateurs des aliments sains et de grande qualité produits localement, à prix raisonnables et concurrentiels. Il permet aux producteurs de retirer du marché un revenu équitable, sans subvention. C’est pourquoi il reçoit l’appui de nombreux partenaires, comme en fait foi le nombre important d’appuis de la Coalition GO5, pour un modèle agricole équitable, la gestion de l’offre » a conclu le président de l’UPA. Les quelque 8 000 fermes québécoises sous gestion de l’offre – laitières, avicoles et d’oeufs de consommation et d’incubation – font vivre quelque 15 000 producteurs et leur famille. La valeur de la production à la ferme s’élève à 2,6 milliards de dollars. Les secteurs sous gestion de l’offre génèrent près de 4 milliards de dollars de PIB et plus de 70 000 emplois. Pour plus d’information sur l’OMC, la gestion de l’offre et la coalition GO5: http://go5quebec.ca. - 30 -
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